balèze kiese laymon

Sacré Meilleur récit de l’année par le New-York Times, Balèze bouscule tous les préjugés

 

Récit au style percutant et direct, Kiese Laymon s’adresse à sa mère. Le style s’en ressent, nul besoin d’artifice pour dire, mais la nécessité d’employer le mot juste dans ce récit qui bouscule, qui raconte ce que c’est d’être garçon et Noir au Mississipi.

Kiese à grandi avec une mère stricte, universitaire férue de littérature. Avec elle, les journées sont rythmées par les nombreuses dissertations qu’elle lui impose, jonglant elle-même entre travail, études et amours compliquées.
Ici les coups remplacent pourtant les câlins. Et les sermons d’auto-défense aux histoires du soir.

Pourquoi tant d’insistance ? Parce qu’un Noir, aussi intelligent et fort soit-il, ne pourra jamais être l’égal d’un Blanc. This is America…

Kiese apprendra à ses dépends que les inégalités sont nombreuses et que les combats à mener sont parfois plus vastes que ce qu’on imagine.

« Ne les laisse pas t’abattre en plein vol, Kiese » dit la mère, comme un mantra. En réponse, il lui écrit ce récit, cri d’amour d’un fils qui rend grâce pour cette identité.

Un roman choc. Puissant. Kiese Laymon vous m’avez bousculée, révoltée, vous avez fait valser la distance entre écrivain et public. Cette langue est trop intime pour subir la distance.

Peut-on comprendre ce que c’est qu’être Noir après avoir lu ce récit ? Certainement pas. Ce besoin de lutter, de ne pas donner aux Blancs les moyens de les mettre à terre, de se maintenir au meilleur de soi face au regard sociétal faussement condescendant de l’américain lambda sont ancrés en chacun par des générations de privations, d’injustices et d’inégalités.

On ne peut pas savoir… Mais on peut partager à son tour.

Pas d’inquiétude, contrairement à Kiese Laymon, ceci ne vous fera pas risquer d’être arrêté par la police…

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