chambre 312 sylvie bougeot

Je ne suis pas experte en polar ou en thriller mais je n’ai pas pu le finir…
Ok je suis difficile, je le sais, et j’en tiens compte quand je lis afin de ne pas tout de suite crier à l’évidence quant à la page 4 je sais déjà qui a tué qui, et que le héros est un policier, commissaire, divorcé et/ou victime d’une vie de merde auparavant et qui fait une affaire personnelle de l’enquête qui l’occupe…

Même si … nous suivons donc Dan Kiefer, commissaire de police, veuf récent dont la femme et la fille ont été assassinées récemment (vous me voyez venir là ou bien ?) qui est mis sur l’enquête du meurtre d’une enfant de 9 ans massacrée dans l’’hôpital psy où elle est internée (là c’est bon vous me voyez bien ?)
On lui adjoint les services d’une psychologue qu’il qualifie de bébé, mais qu’au fil du temps il avoue quand même ne pas trouver « dégueulasse », si elle ne cachait pas quelque chose …

Il a le charisme proche du zéro absolu et passe son temps à mépriser, toiser de haut et limite insulter les gens qu’il a en face de lui, surtout lors des interrogatoires et je dois avouer que sa façon de faire et son langage n’ont aucune utilité au récit. Genre quelqu’un lui dit bonjour inspecteur, il répond « ouais c’est ca vous allez me dire que j dois vous répondre hein ? » … bref. Pas compris.

Alors c’est bien écrit, il n’y a pas de lourdeurs ou de longueurs dans la façon de raconter donc cela se parcourt assez vite. Par contre l’enquête … l’enquête … j’ai pas pu ! Tourner sa seule piste autour d’une paire de tennis 39 c’est déjà assez limite mais sincèrement, il y a des pistes primordiales et indispensables non étudiées, des témoins qu’on entend pas, des erreurs, …

Je pense que lorsqu’on se lance dans un récit policier, le minimum est d’en maîtriser les codes ou de se faire relire par des professionnels afin de ne pas avoir l’air de ne pas maîtriser son sujet. Ici, c’est clairement inimaginable de mener une enquête comme cela. On passe d’une énormité à une autre ,il n’y a aucune subtilité ou effet de surprise dans ce roman. Même pas de suspense en fait …

Le roman a fini de m’achever quand le commissaire subtilise le clavier et la souris du suspect afin, je cite « que la personne ne puisse pas effacer des rapports ou des preuves compromettantes pendant son absence » non mais vous êtes sérieux là ? Il y a un autre PC a moins de 3 mètres, vous pensez vraiment que prendre le clavier de qqn va l’empecher d’agir ? en 2020 ?

Voilà. Je baisse les bras. Il y a trop de bons livres à lire que pour perdre du temps dans une histoire que je saurai décevante.

3 pensées sur “Chambre 312 – Sylvie Bougeot”

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