Résumé 

 

Printemps 2050. Nathan Cardinal est un médecin expérimenté, à la pointe des techniques de soins en urgence. Sa mèche d’éternel adolescent cache un front balafré. Son entourage ne connaît pas vraiment l’origine de cette blessure, mais chacun a ses propres cicatrices : avant de retrouver le progrès dans une nouvelle harmonie avec la nature, la société a été bouleversée par une crise énergétique mondiale.
Personne n’en est sorti indemne.
Un meurtre au cœur de l’hôpital va pousser une jeune policière et un pilier de la Brigade d’enquêtes antérieures à fouiller le passé du médecin ; ils vont devoir percer son secret, tout en affrontant leurs propres démons.

Dans cette affaire sensible et pleine de rebondissements, tous veulent répondre à la même question : peut-on soigner le passé pour guérir l’avenir ?

 

Avis

 

D’abord ne pas nuire…
Chronique d’un rendez-vous manqué.

Premiers mots du serment d’Hippocrate, je pourrais faire un parallèle grossier en disant que si cela pouvait s’appliquer aux romans, celui-là aurait mérité un peu plus d’attention de ma part.

Mais quand cela ne plaît pas, on ne force pas… Je souhaite néanmoins apporter quelques arguments justifiant mon abandon.

L’auteur joue ici l’audace en mêlant polar médical et dystopie. Bien. J’aime l’audace et la couverture donne terriblement envie. Bravo à la personne chargée du graphisme.

A la lecture de la 4eme, mon cerveau imagine, à la manière d’un Thilliez, un médecin dépassant de loin ce que l’âme humaine peut entrevoir du milieu médical. Allez savoir pourquoi, mon cerveau se fait des films.

L’écriture est simple, un peu brute, comme un premier roman hésitant. Bon vu ma lecture précédente je me dis qu’il souffre peut être de la comparaison et je poursuis.

 

Sa vision se trouble, ses yeux n’arrivent plus à capter la lumière. Il voit du gris, il voit du noir, il voit des images sombres qu’il voudrait oublier, mais qui profitent de sa faiblesse pour remonter à la surface et torturer son esprit abîmé. Le blast. Les émotions reviennent. Il ressent la faim qui le consume, la peur qui l’envahit, il éprouve de la haine, il perçoit le craquement grinçant d’une vertèbre, il respire une odeur de mort qui se faufile dans ses poumons jusqu’à provoquer une envie de vomir, cette fois bien réelle. Un sifflement brouille son ouïe, il entend son pouls, son souffle, et ce cri qui depuis trop longtemps le hante, toujours aussi glaçant, toujours assourdissant.

Deux intérêts notables, le côté post catastrophe, une société contrainte à de profonds changements suite a un désastre energétique. Il est question de (corona)virus, de population profondément choquée, de ressources manquantes… Ensuite, une enquete pour meurtre qui s’avere plus tordue qu’on l’imagine.

Apres avoir fait le tour d’une vie où le réchauffement climatique a ses limites et avoir fait le tour de la vie sans pratiquement électricité ou eau qui je l’avoue m’a beaucoup plu, la banalité de l’intrigue a pris le dessus sur les éléments réflexif de ce roman.

Côté enquête, vous me connaissez, il est rare que je sois happée par un polar... J esperais vraiment que le côté medical prenne le dessus mais la encore, on sent très fort le manque de recherches et de réalisme scientifique dans les procédures detaillées.

Arrivée a la moitié, cela ne décolle toujours pas… Ne pas nuire… au plaisir de mes trop rares moments de lecture, j’abandonne…

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