Littérature

La chaleur – Victor Jestin

Pour un premier roman, c’est une belle claque. Un début choc. Une histoire de fait divers.
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Son titre évocateur : la chaleur. Pas celle des doux jours de début d’été, des après-midi au bord de l’eau, non. La chaleur qui poisse. Celle qui nous suit et nous colle en nous oppressant. Celle que l’on tente de fuir quand la tête fait mal ou que le sable brûle trop.
Léonard, j’ai passé mon premier chapitre à vouloir t’empêcher de commettre l’irréparable. A tenter d’arrêter de lire avant qu’il ne soit trop tard. Mécaniquement, ton destin se scelle.
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Dans ce roman prodigieux, le malaise est installé bien avant le décor. Le rythme suivi par les contractions de mon estomac sous le poids des mots. Simples, quotidiens, et pourtant lourds de contradictions.
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Je l’ai lu sans respirer. Sans voir le monde. J’ai adoré. .

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