Ce livre est le premier opus d’un challenge lancé sur Instagram par mes soins et intitulé « Les Illisibles ».
Le but du challenge ?

Choisir parmi les illisibles de volontaires, un titre que je vais lire et chroniquer ensuite.

Pourquoi illisible ?
Parfois par manque de temps, de courage, par apriori.
Qui sait, parfois de le revoir passer, donnera-t-il envie d’être lu ou relu?

 

Résumé

 

Après cette fête où tout était charmant, mais fiévreux et fou, où lui-même avait si follement poursuivi le grand pierrot, Meaulnes se trouvait là plongé dans le bonheur le plus calme du monde.
Sans bruit, tandis que la jeune fille continuait à jouer, il retourna s’asseoir dans la salle à manger, et, ouvrant un des gros livres rouges épars sur la table, il commença distraitement à lire.
Presque aussitôt un des petits qui étaient par terre s’approcha, se pendit à son bras et grimpa sur son genou pour regarder en même temps que lui ; un autre en fit autant de l’autre côté. Alors ce fut un rêve comme son rêve de jadis. Il put imaginer longuement qu’il était dans sa propre maison, marié, un beau soir, et que cet être charmant et inconnu qui jouait du piano, près de lui, c’était sa femme…

 

Lire Le Grand Meaulnes c’est aller à la découverte d’aventures qui exigent d’incessants retours en arrière, comme si l’aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir troublant et tremblant de l’enfance scruté par le regard fiévreux de l’adolescence.
Le merveilleux de ce roman réside dans un secret mouvement de balancier où le temps courtise son abolition, tandis que s’élève la rumeur d’une fête étrange dont la hantise se fait d’autant plus forte que l’existence s’en éloigne irrévocablement.

 

Mais quelqu’un est venu qui m’a enlevé tous ces plaisirs d’enfant paisible. Quelqu’un a soufflé la bougie qui éclairait pour moi le doux visage maternel penché sur le repas du soir. Quelqu’un a éteint la lampe autour de laquelle nous étions une famille heureuse, à la nuit, lorsque mon père avait accroché les volets de bois aux portes vitrées. Et celui-là, ce fut Augustin Meaulnes, que les autres élèves appelèrent bientôt le grand Meaulnes.

 

Avis

Echec cuisant pour moi aussi. Malgré tous mes efforts cette lecture m’a semblé durer une éternité et la plume magnifique de l’auteur n’a plus suffit pour garder mon oeil vif !

Au départ de ce récit d’aventure et d’amitié, nous accueillons dans notre maison/école (le récit se déroule à la 1ere personne) Augustin Meaulnes, que sa mère met en pension afin qu’il puisse suivre les cours dispensés par les parents du narrateur. Très vite, Meaulnes plein d’aplomb et de charisme, va devenir le meneur de la classe et une profonde amitié va lier ses deux garçons, au delà même de ce que l »enfance peut promettre comme serments.

Alain Fournier, dont Le Grand Meaulnes est l’unique roman puisqu’il fut tué lors de la 1ere guerre mondiale, a un talent fou pour dépeindre les scènes, les agrémentant de détails clés pour nous plonger dans les aventures des deux adolescents. Bien sur il s’agit d’un roman datant de 1913, c’est donc un style plus exigeant et cela m’obligea a m’éloigner du bruit et des distractions pour ne pas en perdre le fil.

Au début, on apprécie de replonger dans les aventures banales pour l’adulte mais qui virent au romanesque lorsque l’on a quinze ans.

Mais au fil du livre, je me suis lassée de ces tentatives répétées de maintenir dans le mystere une situation plutot simple de la vie.

J’ai abandonné à la moitié, mon rythme de vie ne me permettant clairement pas une lecture d’isolement et d’évasion. Je suis allée parcourir quelques analyses sur internet et force est de constater que je n’ai pas retrouvé les valeurs et intérêts qu’on lui prête. Tant pis.

Verdict : un illisible pour moi aussi !

Et toi, tu l’as lu ? Aimé ? Détesté ?

Dis-moi tout !

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