En ces temps de crise, et surtout de confinement, je vous propose de découvrir le roman de Valentine Cuny-Le Callet, Le monde dans 5m2.
Ce roman, c’est celui du VRAI enfermement. Celui qui dure toute une vie.
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Le livre s’ouvre sur les réminiscences de la 1ere photo d une électrocutée en 1928, de la ligne verte, de la dernière marche… Une ligne du temps de la mort par sentence.
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1ere lettre de Renaldo : « j’aimerais voir le monde par tes yeux, puisque ma vue à moi est limitée par l’espace de la cellule où je me trouve ».
C’est ce que Valentine Cuny – Le Callet nous propose, et dès les 1eres lignes j’ai l’impression que ma vue était celle de Renaldo dans sa cellule : étriquée, petite.
En lisant, je découvre le monde par leurs yeux. Bien sur on sait que cela existe. On s’indigne. On compatis ou que sais-je ? Selon nos convictions. Mais on ne matérialise pas. Cela vient mettre du réel. Et c’est nécessaire.
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Je trouve Valentine et sa relation avec Renaldo super touchante. Pure. Authentique. Dénuée de tout jugement. .
Le condamné ne choisit pas où, quand, ni devant qui il va mourir ; mais il peut maintenant choisir comment, dans la limite des stocks disponibles. L’auteure nous partage quelques « botched exécutions », ou exécutions foirées… Et j ai l estomac qui se remplit de haine face a tant d’inhumanité…
Face aux problèmes rencontrés par les détenus, face aux mascarades de la justice je hurle des yeux à la lecture de ses mots ! « How dare you? »
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Si pour les détenus « changer une vie a la fois » gravé sur les murs de la prison n’a pas de sens, ceux de Valentine Cuny- Le Callet eux, m’ont profondément marquée. Bouleversée. Et ils vous en donneront aussi quand vous aurez lu ce livre.
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Vous l’avez compris, j’ai aimé !

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