Un roman qui envoie du lourd !

Chrysalides inaugure la série Le souffle du Lépidoptère. Un roman futuriste, genré science-fiction mais qui a fait le pari de mêler sauvegarde de l’environnement, éthique, dérives capitalistes et en filigrane la place de la femme dans un monde où elle ne pourrait plus procréer.

L’obsolescence du genre humain, les catastrophes écologiques sont au coeur de l’actualité et sont ici abordées avec énormément de précision et de richesse.

 

Résumé

2050 : vingt ans après l’apparition d’une nouvelle peste mise à jour en mer Arctique, la race humaine a presque disparu. Les survivants se sont refugiés dans les Etats Africains Unifiés.
Dirigés par Matilda Ndongo, ils vivent dans des bunkers souterrains. Mais est-elle vraiment une Prophétesse et seule capable de sauver l’humanité? ? Ou n’est-ce qu’une femme dont la jeunesse éternelle est une malédiction ?
Protégées par une armée majoritairement féminine, deux catégories d’humains coexistent : les Kamus, des infecte?s devenus stériles qui survivent grâce à la prise mensuelle d’un remède, et les Lafiyas qui ont échappe? au virus et peuvent encore procréer.
Tandis que le sérum contre le virus perd de sa puissance, menaçant les survivants, est-ce la guerre du masculin contre le féminin qui se joue ? Les survivants trouveront-ils une nouvelle voie pour sauver l’humanité? Peut-être grâce a? ISACS : une Intelligence Artificielle supérieure ?

Avis

C’est un roman exigeant. Dense (550 pages) qui permet d’installer le contexte avec beaucoup de facilité, à réserver lors de longues disponibilités de lecture pour ne pas briser le fil.

Le récit se fait à la manière de bonds dans le temps, qui dynamise et maintient l’attention du lecteur mais oblige aussi à une plus grande concentration. L’insertion de documents, articles ou illustrations pour apporter des éléments d’eclairage sur le récit sont très agréables et originaux.

Un roman fort, que j’ai beaucoup apprécié pour ces thématiques annexes ainsi que pour la fluidité de l’écriture. J’ai aussi aimé la mise en valeur des pays d’Afrique, et la densité des caractères féminins.

Merci à @magmecrivaine pour m’avoir plongé dans cette aventure !

 

 

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