Notre monde touche à sa fin. Le monde biologique s’écroule et les Etats-Unis sont dès lors régis par un gouvernement totalitaire qui impose aux femmes de se signaler. Pourquoi ? Cedar l’ignore. Cette jeune amérindienne, fille adoptive d’un couple de Blancs attend son premier enfant et elle est bien décidée à le protéger coûte que coûte.

Un roman dur, riche de nombreuses références qui nous plongent dans la culture amérindienne, aborde également l’origine des espèces, l’anthropocène, la biologie, et j’en oublie certainement beaucoup.

Je suis incapable de vous donner un avis tranché sur ce roman. Et pourtant :

Le rythme est celui d’une grossesse. Lent au départ, les changements sont imperceptibles puis tout s’accélère, nous emporte et nous étonne par son intensité.

Il y a énormément de maîtrise dans les thèmes abordés et une volonté de rendre curieux, de semer l’intérêt dans la tête du lecteur. Libre à nous de poursuivre ailleurs la connaissance. Parfois un peu trop pointu à mon goût.

J’ai eu peu d’empathie pour les personnages, ils auraient mérité plus de profondeur. Et pourtant on vibre avec Cedar, on fuit avec elle, on espère, on attend.

Ecrit il y a plusieurs années et maintes fois remaniés, c’est un roman qui fait très fort écho à la crise qui nous touche aujourd’hui, dans un monde au bord du gouffre mais qu’on ne sait quoi faire pour sauver.

« Lorsque survient la fin du monde, la première chose qui se passe, c est qu’on ignore précisément ce qui se passe. »

Une lecture marquante, que je ne suis pas prête d’oublier, dans la veine de la Servante Ecarlate.

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