Une caisse vide. Et un livre.
Cette photo pour moi comme une évidence pour vous parler de ma lecture.

 

Résumé

 

Un discours peut-il vraiment changer la donne ? C’est la question que Tanita se pose lorsque l’occasion lui est offerte de s’exprimer au siège de l’ONU à New York, pour la Journée mondiale du refus de la misère. Mais comment s’adresser à des diplomates qui n’ont aucune expérience concrète de la pauvreté ?

Faut-il parler des mères de son quartier, luttant au quotidien contre une administration absurde ? Des ateliers d’art pour les enfants et de l’implication des volontaires dans le quotidien des familles ? D’Ahmed, venu de Tanzanie pour l’aider dans la préparation du discours et qui découvre que les États-Unis sont loin d’être exempts de pauvreté ? Et puis à quoi bon rencontrer Blandine et Varag, ce couple sophistiqué travaillant à l’ONU ?

Des gratte-ciels de Manhattan aux ghettos du Bronx, une histoire qui nous emmène à la rencontre de l’autre, loin des préjugés.

 

Avis

Un bois clair, nu, prêt à tous les possibles. Un peu comme cette mode de se construire tout et n’importe quoi avec des palettes.
« C’est gratuit et c’est super facile à faire, tu verras !  »
Je sais que je vous perd sûrement déjà.

Un vide, des trous entre les planches. Je voudrais aider mais les obstacles sont nombreux et puis qui contacter ? Qui aider ? Comment ? Quoi faire ?

Ce roman, bleu comme le ciel, énigmatique, qui se pose en pont et qui comble les vides. Simplement. Sans prétention. Et qui pourtant redonne un sens.

Voilà tout ce qu’a remué Les mots des autres avec non seulement énormément de talent et de richesse (quel jeu de mot ! ) mais une volonté d’agir au delà des mots et de l’abstrait !

Ecouter. Entendre. Comprendre. Ne pas juger. Agir concrètement, par de petites actions, afin que chacun puisse être digne, et que l’extrême pauvreté recule.

Donner la parole à ceux et celles qui vivent dans la pauvreté, en tant qu’individus et membres de la collectivité des humains. C’est l’objectif de ce roman.

On y suit les préparatifs de la journée mondiale du refus de la misère, entre Manhattan et le Bronx, entourés de personnages aussi uniques que liés par une même volonté : donner la parole aux concernés ! Entre ateliers d’enfants et délégations de l’ONU, c’est toute la diversité du monde associatif qui se dévoile.

Vous cherchez un livre inspirant ? Qui vous remue positivement et qui enfonce des portes ? Alors foncez !

Je ne suis sans doute pas celle qui changera la face du monde, mais grâce à cette lecture le feu intérieur brûle de mener une action concrète dans mon quartier. Aider, ce n’est pas toujours faire un virement bancaire. C’est inclure. Co-construire. Donner confiance.
Agir pour la dignité.

Je sais aujourd’hui que ce qui me manque pour le faire c’est : rien.

Que les obstacles se traversent plus facilement si on est plusieurs.

Et que d’une simple caisse vide on peut faire un décor avec de la volonté.

Sur ce, je m’y mets !

Ps : et vous, que pourriez-vous faire concrètement pour lutter contre la pauvreté ?

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les Editions du Quart Monde ou sur Agir Tous pour la Dignité, c’est par ici :

ATD QUART MONDE

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