On ne présente plus Sonja Delzongle, cette autrice confirmée qui s’est vue attribuer une étiquette supplémentaire de Nouvelle Reine du thriller français, avais-je lu récemment dans la presse.

En préparant cette chronique, je constate qu’elle n’en est pas à son coup d’essai !
Ecrivant sous le pseudonyme de Dana Skoll pour la jeunesse et la fantasy, Sonja Delzongle a écrit de nombreux romans policiers, mais également des articles pour la presse écrite.
Elle est également artiste peintre, et fut jadis tenancière d’un bar de nuit.

Pour ma part, je l’ai découverte dans l’émission éponyme La Grande Librairie, où elle présentait L‘Homme de la plaine du Nord, son dernier roman. Elle m’avait littéralement hypnotisée. Sa prestance, son aplomb, son regard droit et franc, et puis surtout son discours, ou la comparaison entre écriture et recette de cuisine avait fini de me convaincre de me procurer ce livre.

Résumé

Effrayant, troublant, ténébreux, ainsi va le monde selon Hanah Baxter.

De retour à New York, la célèbre profileuse Hanah Baxter espérait reprendre le cours d’une vie normale, ou presque… Mais on n’échappe pas à son destin, encore moins à son passé, et celui d’Hanah est peuplé de démons.

Baxter fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, accusée d’un meurtre commis vingt ans auparavant, celui de son mentor, Anton Vifkin. Rapatriée en Belgique, Hanah accepte de collaborer avec le commissaire Peeters, chargé de rouvrir l’enquête.

La découverte d’un homme dévoré par des pit-bulls en pleine forêt de Seignes les lance sur la piste d’un manoir qui semble étrangement familier à Baxter. Elle est déjà venue ici, du temps de Vifkin.

Tandis qu’Hanah et Peeters se débattent en plein mystère, quelqu’un les guette. Un tueur redoutable, à qui il reste une dernière balle passée à l’or fin, la balle qui aurait dû atteindre Hanah vingt ans plus tôt…

Verdict?

Ce roman est bien à l’image d’une recette… Elle dissémine, mélange, mijote lentement les ingrédients du meurtre parfait, le récit se déroule, dévoile tous ses arômes au contact des papilles pour un bouquet final explosif et inattendu !

Je ne peux m’empêcher une comparaison avec Frank Thilliez, pour moi LE maître en matière de thriller, quand il est question de sonder l’âme humaine et d’en explorer les dérives les plus noires.

Avec Sonja Delzongle c’est plus léger, retenu. S’ajoute néanmoins une dimension éthique et morale qui donne de l’épaisseur et une certaine forme de compassion pour les « méchants ».

De plus, j’ai beaucoup apprécié l’inclusion de personnages homosexuels et travestis tout en n’en faisant pas une mise en lumière spécifique. Je ne crois pas qu’il y aie une volonté de revendiquer quoi que ce soit mais simplement de ne pas exclure, sans pour autant instrumentaliser. Et ca, on adore !

Les tomes se lisent indépendamment, et pas forcément dans l’ordre. Il est vrai qu’à la lecture il y avait des allusions qui restaient floues concernant Baxter pour moi qui n’avais pas lu les trois tomes précédents, mais aucunement gênant pour suivre le fil de l’enquête.

Un très très bon thriller et une autrice que j’élève dorénavant au rang de mes incontournables.

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