Accepter d’être l’outsider…

Je n’ai lu que des critiques élogieuses de ce roman. Appréciant beaucoup les performances de Marina Abramovic et cet aura qui l’entoure, je me suis plongée à corps perdu dans le roman d’Eric Fottorino.

J’aurais peut-être du suivre l’avis presque unanime du Masque et la Plume, avec qui je suis souvent d’accord, mais voilà j’entrevoyais une porte ouverte vers une meilleure connaissance de l’oeuvre de Marina A. Il fallait la saisir.

C’était mon premier Fottorino… Je n’ai pas été sensible à son humour, que j’ai trouvé lourd et parfois digne des blagues de Toto. N’est pas humoriste qui veut.

Je n’ai pas compris cette multitude d’allusions à la nourriture. C’est sans doute sa vraie obsession. Mais cela n’apporte rien au récit. Si l’idée était d’exprimer le dégoût il y avait d’autres variantes à explorer sans pour cela faire un monologue sur le chocolat chaud !

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase arrive quand je relève une erreur dans l’explication d’une performance de Marina et Ulay. Dès les premières pages ! Quand on consacre un roman à l’art, qu’on extrait presque entièrement un catalogue d’exposition comme colonne vertébrale de son roman, la moindre des choses est d’être fidèle !

Un roman qui veut montrer la puissance de l’art comme prisme d’observation de la vie, en contexte de pandémie, pourquoi pas. Mais pas comme cela.

Et si vous avez envie de vous plonger dans le regard et le travail artistique de Marina Abramovic, préférez à ce roman les multiples ouvrages qui lui sont consacrés. Ou mieux encore, son autobiographie !

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