Un roman a couper le souffle !
Rien ne nous est épargné !

 

Résumé

Il existe au cœur du cœur de la forêt un endroit où vivent les sapins les plus anciens, protégés du vent comme de l’exposition au soleil, de la pluie, de la neige. Protégés aussi du regard des hommes. Une combe lointaine et tempérée qui fut un jour une frontière infranchissable devant laquelle l’enfant s’était dit « Quand je serai grand, je vivrai là. »

Dans ces bois du fin fond de la Corrèze, un jeune garçon trouve refuge en 1918, en compagnie de son frère, une « gueule cassée ». Une guerre plus tard, des soldats allemands s’y enfoncent, sur les traces d’une de leurs unités disparues. Ces mêmes arbres que l’on retrouve en 2020, peints sur les murs de la chambre d’hôpital d’un vieillard allemand.

Aujourd’hui le vieil homme va parler. Révéler le secret de cette forêt qui ébranlera bien des existences, bien des certitudes. Bien des familles.

De 1918 et 1944 à 2020, Mon cœur restera de glace couvre un siècle de guerres fratricides. Ce roman noir, qui explore les destins d’individus ordinaires perdus aux carrefours de l’histoire, est aussi le roman de la beauté face à la violence. De ces fleurs qui poussent sur les champs de bataille.

 

Avis

A la limite de l’insoutenable.
Je me suis souvent trouvée sans voix devant un tel niveau d’atrocité, de violence, et pourtant au fond de moi je sais que cela est sans doute réel et possible, ce qui rend la lecture encore plus douloureuse et pourtant il y a une addiction a cette plume qui nous livre un récit haletant !

Le Croquemitaine est un tortionnaire du 3e Reich. Ce monstre, que personne ne veut plus soigner dans l’hôpital ou il séjourne, semble avoir des secrets a révéler…
C’est cette raison qui réunit Elise, petite-fille du tortionnaire, et Stéphane, arrière arrière petit fils d’un maire Français ayant côtoyé le Croquemitaine…

Roman de contradictions, il révèle les limites de l’âme humaine.

Humanité, déshumanisation, intérêts et mise en danger, limites et contraintes… L’auteur expose la finesse et la complexité du cerveau humain. C’est ainsi que, tout brut, il nous faut constater que cet individu haï de l’un pour ses actions, est aussi l’amour de l’autre qui voit en lui le grand père aimant.

Que ressent le bourreau avant d’exécuter ?  Est-il totalement inhumain ?  Quelles raisons l’animent ?

On ne sait les raisons de la survie exceptionnelle du Croquemitaine, il y a cette histoire de regard qui nous intrigue… Et puis on ne comprend pas bien tout ce qui se joue, mais lorsqu’en 2020 ce vieillard réclame a l’arriere arriere petit fils francais une photo papier, on hurle intérieurement de ne pas la lui donner !

 

Autrefois généreusement nourri à la graisse de phoque, le manteau en cuir noir dessiné par Hugo Ferdinand Boss n’est plus qu’une armure gelée, lourde et humide, dont Hünger se sépare sans hésitation au pied d’un arbre. Puis il reprend son poste d’éclaireur. Les gouttes ruissellent sur ses tempes, se faufilent dans son cou, glisse le long de l’épine dorsale, réveillant des sensations que sa peau n’a pas oubliées, et Friedrich Hünger croit un instant être retourné dans la Forêt-Noire d’une enfance qu’il n’aurait jamais dû quitter.

L écriture pénètre en nous, nous prend aux tripes…

Tout comme les odeurs des arbres varient d’une forêt a l’autre, le vert des sapins se pare de milles vertes nuances, l’esprit humain peut, a loisir, revêtir bien des facettes…

Un roman haletant donc, qui m’a coupé du monde pendant tout le temps de sa lecture.
Quelle plume !

Ce roman, initialement paru aux éditions Belfond, est aujourd’hui dans le catalogue Monpoche !

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